Madame Fatou Sow Sarr, sociologue, Maître de Conférences et directrice du Laboratoire Genre et Recherche Scientifique de l’IFAN Cheikh Anta DIOP vient d’être honorée par la prestigieuse Université Américaine de Boston et le Centre Pan African Congress de la dite Université.

    Après avoir effectué une série de conférences et animé des débats sur le Genre et la Parité dans divers Instituts à Boston, le Pr. SARR a reçu un Award, une distinction symbolique décernée par l’instance universitaire en guise de reconnaissance du travail remarquable qu’elle abatte dans son pays et partout à travers le monde sur les questions d’égalité et d’équité de Genre. Elle a été surtout consacrée pour avoir réussi à participer à la vulgarisation scientifique du concept « Genre » dans l’espace universitaire sénégalais et son opérationnalisation dans les projets et programmes de développement . Cela dénote d’un travail de longue haleine, avec à la clé, de nombreuses publications faites par le Laboratoire qu’elle dirige dans divers thèmes de recherche intégrant la problématique Genre. 

    Cette consécration salue par ailleurs le travail remarquable abattu par la première femme qui a réussi à faire institutionnaliser de manière définitive le Genre dans l’espace universitaire sénégalais, avec la création en 2003 à l’IFAN, du premier Laboratoire de recherche chargé spécifiquement d’étudier scientifiquement des questions relatives au Genre. Cet Institut de recherche était dirigé à l’époque par le savant platonicien, homme de science et intellectuel chevronné, le Pr. Djibril SAMB, Pr. titulaire de classe exceptionnelle 3ème échelon, Officier de l’Ordre international des Palmes académiques du CAMES, lauréat de l’Académie française, Prix Noma de littérature en 1999 entre autres prestigieuses distinctions. Il a très tôt compris l’enjeu, et a toujours cru à la rigueur de la démarche et la de démonstration scientifique, seule voie plausible d’infirmation et/ou de confirmation d’hypothèses de recherche dans les sciences sociales et humaines. 

    Tout compte fait, si le Genre a pu être institutionnalisé aujourd’hui à l’Université de Dakar, c’est en partie grâce à la détermination de M. le Pr. Djibril SAMB qui, en 1999, a eu la clairvoyance d’ouvrir un poste de sociologue spécialisé en Genre à l’IFAN. L’ouverture de ce poste n’a pas été faite ex nihilo, il a été le résultat d’une démonstration scientifique de l’importance de l’intégration du Genre dans la recherche scientifique. Un travail fort remarquable réussi à l’époque par le Pr. Fatou SARR avec la publication dans le « Bulletin de l’IFAN » d’un article intitulé justement : « LE GENRE DANS LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE » dans lequel elle démontre l’urgence d’intégrer dans le recherche sociale, la problématique des rapports sociaux de sexe ou Genre, lequel, au-delà d’être théoriquement un concept abstrait sujet à de nombreuses confusions, voire de controverses, n’en est pas de moins un concept opératoire, un outil d’analyse et surtout un enjeu fondamental pour le développement. 

    Ce n’est qu’après une démonstration scientifique rigoureuse, soumise à l’appréciation de la communauté des hommes de sciences (pour parler comme Kuhn) du Sénégal, au premier rang desquels le Pr. Djibril SAMB, que le Genre a fait officiellement son entrée dans l’institution universitaire sénégalaise en 1999. Convaincu de la pertinence d’intégrer une telle approche dans la recherche scientifique, le Pr. SAMB prononcera lui-même le discours inaugural portant sur : « l’Unité de la Vertu et l’Egalitarisme Platonicien (Aristote contre Platon) », lors de la cérémonie officielle de lancement des activités du Laboratoire le 27 Mars 2007 à l’UCAD II. 

    Si aujourd’hui l’expertise du Pr. Fatou SARR est reconnue et saluée à travers le monde, c’est toute la communauté scientifique sénégalaise qui est honorée du reste. Qu’on le veuille ou non, le Pr. SARR est pionnière dans son domaine et ses services sont partout sollicités, aussi bien par des organismes internationaux, le monde académique, des Etats africains... 

    Au demeurant, cet Award décerné par l’Université Américaine de Boston au Pr. SARR mérite d’être porté à la connaissance du monde scientifique sénégalais, notamment des jeunes chercheurs et étudiants en quête perpétuelle de connaissances et de savoirs afin de réveiller le génie qui dort en eux. Au-delà de la personne de Mme SARR, c’est tout son travail et sa patience qui sont consacrés aujourd’hui, puisqu’elle a à son actif, deux thèses de doctorat. La première en Anthropologie et Sociologie du Politique, soutenue à l’Université Paris VIII en France en 1991 ; et la seconde (Ph. D) en Travail Social/Politiques Sociales à l’Université de Laval (Québec) au Canada en 1998. Ces thèses sont corroborées par la publication de nombreux ouvrages et articles scientifiques en sus de rapports d’études et de recherches sur diverses thématiques. 

    Le Pr. Fatou SARR n’en est pas moins une militante active de la cause féminine puisqu’elle est la coordinatrice nationale du Caucus des femmes leaders pour la parité, une structure de veille et d’alerte mise en place pour la vulgarisation de la loi sur la parité et le suivi de son application dans les diverses instances concernées. Outre cette mission, le Caucus, en collaboration avec le LGRS, participe à la formation et à l’outillage des femmes leaders politiques avec l’élaboration de grille d’analyse sur certains indicateurs sociaux en vue de leur faciliter la construction d’argumentaires politiques solides en temps de campagnes électorales. 

    Femme engagée, dévouée et rompue à la tâche qui est sienne, soyez certaine que d’autres succès s’en suivront Inch’ALLAH. Votre expertise avérée enclenchera indéniablement le déclic, mais au-delà de cela, vos qualités humaines et votre grande ouverture d’esprit en joueront aussi un rôle irréfutable.

     

    La chercheuse et sociologue sénégalaise Fatou Sow Sarr a été élevée, mardi, au rang de Chevalier de la légion d’honneur française par l’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a appris l’APS.

    La récipiendaire a reçu sa médaille à la résidence de l’ambassadeur au Cap Manuel, à Dakar, devant ses collègues, parents et amis, dont la politicienne Aïssata Tall Sall, et la présidente de l’ONG Article 19, Fatou Diagne Senghor.

    "Fatou Sow Sarr symbolise un combat, celui pour les droits des femmes pour leur émancipation.

    C’est une chercheuse remarquable, elle a pu acquérir une panoplie universitaire remarquable. Que ce soit en Belgique, au Canada, au Sénégal, elle fait un travail de terrain…", souligne l’ambassadeur français pour expliquer le choix porté sur elle. "C’est une femme de combat au service d’une cause juste" qui est honorée, fait remarquer le diplomate français.

    Poursuivant ses propos, Christophe Bigot estime qu’il "est très important de favoriser l’émancipation des femmes, ici et ailleurs, (…), de lutter contre des clichés et les traditions".

    "Le président Français Emmanuel Macron avait fait de cette cause une priorité. Il avait inscrit dans sa politique d’aide au développement que nous puissions accompagner des projets qui favorisent bien sûr l’emploi, l’agriculture, mais aussi les droits des femmes", a-t-il rappelé, réaffirmant la sensibilité de la France pour les questions de genre.

    Fatou Sow Sarr, considérée comme "une militante infatigable de l’émancipation des femmes", s’est dite "surprise et heureuse de recevoir cette prestigieuse distinction pour son combat".

    "C’est toujours un plaisir que son travail soit reconnu. En me décorant ainsi, elle (La France) me pousse quelque part à vouloir davantage relever de nouveaux défis, parce que les combats que nous avons menés sur les droits des femmes, de l’égalité et de justice sociale tout court ne sont pas terminés", a indiqué Fatou Sow Sarr, expimant sa reconnaissance envers la France.

    Pour elle, la parité n’est pas une finalité, mais "c’est un moyen pour aller vers l’égalité’’. De son point de vue, "on est loin de l’égalité de genre au Sénégal au regard des indicateurs où les femmes sont encore au bas de l’échelle avec moins de 24 % dans l’administration, l’accès à la terre (13,8 %), les femmes continuent à aller chercher du bois 89 %, etc.".

    Fatou Sow Sarr a déjà été élevée au rang d’officier de l’Ordre national du Lion par le Sénégal. Elle a aussi été distinguée par l’Alliance de la panafricaine à Boston (aux USA), en 2013.

    Maître de conférences à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) où elle dirige le Laboratoire Genre et recherche scientifique, qu’elle a créé en 2003, elle a une formation pluridisciplinaire.

    Mme Sow est titulaire, entre autres, d’un Doctorat en anthropologie et sociologie du politique de l’Université Paris VIII et d’un DEA en sciences de l’environnement à l’UCAD.

    Elle est auteur de plusieurs publications, dont "L’entreprenariat Féminin et la transformation des rapports de pouvoir au Sénégal" et "Luttes politiques et résistance féminines en Afrique".

    Dakar, 27 juin (APS) –

    FKS/ASB/ASG

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